Ma foi

Reprendre une série d’image et trouver son écrit.
Prendre la plume un soir et finir un texte dans la nuit.
Cette nuit calme et étoilée, si douce et soyeuse, apporte ses idées.
Parler de soi et pas des autres, regarder les autres et s’oublier.

Je pense à toi qui me lis, nous donc, moi et ma foi.

J’observe les gens et je regarde les événements, j’essaye de les comprendre, de prendre de la hauteur quitte à parfois me sentir déconnecté.
Je me sens hors de ce monde et pourtant j’en fais partie.
Je fais partie de cette machine immuable qu’est notre société, je n’en suis un maillon mais je le sens rouillé et pas vraiment à sa place.
Je me suis assez gavé des anxiolytiques quelle nous délivre à compte-goutte tel une drogue que l’on distillerait à des rats de laboratoire.

Cruelle peut être l’émotion du regret, ce ricochet des souvenirs.
Pourtant les souvenirs ne concernent pas que le passé, ils déterminent aussi l’avenir, grâce à eux on peut changer les choses et construire une vie meilleure.
On y pose des mots et des actions, mais les mots ont une limite que j’avais oubliée ou juste occultée.
Mon intellectualisation m’a figé, j’ai jugé et j’ai reproché, on pourra que me le reprocher.
J’ai fait mal, j’ai oublié ce que je ressentais, j’ai oublié mon cœur et sa sérénité.
Finalement, connaitre la nature d’une chose n’a rien de comparable à son ressenti.

Je me suis perdu sur de beaux chemins, j’ai vu et sentis des choses au-delà des mots, J’ai parcouru tant d’endroit perdus mais vivants de toute leur âme.
J’essaye de garder en souvenir leurs ressentis, de reprendre ces chemins du cœur et du hasard.
Alimenter cette foi que j’ai au plus profond de moi.

La foi c’est regarder au-delà.
Dépasser ses préjugés, ses fautes et ses maux. Laisser transporter son regard vers les choses.
Les ressentir et laisser la foi s’exprimer tel le vent, cette force tranquille, infaillible et si sensible qui souffle sur les éléments quelles que soit leurs violences.
Ma foi est ma plus grande souffrance et mon plus grand réconfort.
Elle est moi, dans mon cœur, mon église intérieure où la lumière se mélange avec les ombres.
J’essaye, je change et j’avance sur ces chemins avec douleur, cependant ma foi restera immuable.

La force de croire et de l’espoir.
La force du vent infaillible.
De croire pouvoir être meilleur.
De croire en l’autre et de concilier nos églises intérieures.

 

Alexis

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