Paroles légères et volonté d’acier

Exprimer ce qu’il passe par l’esprit pour convaincre un auditoire sur un instant donné est aisé.
Transformer ses paroles et les assumer demande un peu de courage et de la volonté.

J’ai pour habitude de dire que nos réalisation nous définissent.
Qu’il vaut mieux se taire, accepter ne pas savoir faire, et assumer ou aider plutôt que d’alimenter un quelconque ego et finalement blesser.
Expliquer que les choses exprimées à un moment donné étaient vraies et sincères ne peut être une excuse quand on ne s’est pas donné les moyens de faire ou d’être honnête.

Jolies phrases et faux espoirs, j’ai marché sur les restes de la bataille entre le souffle de la parole et la volonté de l’acier.

Dans les veines de l’acier coulent le fer et le charbon.

La fin d’un après midi. Le soleil diffuse ses rayons chaud du début de soirée pour une infiltration facile.
Les hauts fourneaux encore tièdes veillent sur cette région de deux siècles d’histoire de fer.
A leurs pieds, au cœur de l’usine, sommeille le « Bureau Central ».
Autrefois au centre de toute les attentions, c’était l’administration qui s’occupait des hommes et de l’usine.
Les « maitres de forges » ont régnés depuis la révolution du charbon sur la sidérurgie française, le « bureau central » à fermé lors de la constitution d’un grand groupe sidérurgique.
Aujourd’hui le bureau central, abandonné au grès des intempéries, ne garde que sa fièreté par son inscription aux monuments historiques.

La dynastie des « maitres de forges » est déchue, mais du « paternalisme » les hommes sont restés loyaux et fidèles au minerais de fer. De la chaleur de la fonte ils tiennent ce caractère d’acier.

L’aciérie de la désillusion

Lendemain matin ensoleillé dans cette friche mythique, au centre trône ce haut fourneau marqué de ces grandes lettres bleues.
Un nouveau système de sécurité est installé composé de fer barbelé et de clôtures électrifiées. Je finirais par trouver un moyen d’entrer mais la ronde des gardiens suspendra mon élan.
L’exploration stoppée précipitamment laissera la place à une rencontre chaleureuse et de grandes discutions.

Je m’interrogerais sur le combat des hommes domptant le fer en fusion n’eut cesse de se répéter sur tout les fronts.
Héros de la révolution industrielle et du sursaut d’après guerre, ils sont aussi les héros des premières lutte ouvrières.
Ils ont été acheté pour un Franc pour n’avoir au bout de dix ans qu’illusions et un coût humain déchirant.
Le financier et le politique ont lancés leurs jolies phrases attisant la fureur et le désespoir.
On ne reconnais pas un homme en colère, celui ci à été trahi, pardonnons lui d’avoir versé sa dernière coulée d’acier dans le fossé.

Sans autre couleur que celle du charbon, le financier du chaudron utilise des méthodes moderne pour une nouvelle forme de traite négrière.
A la lecture de son parcours, je ne constate que le résultat d’un esclavagisme par la monnaie.

Au pays du minerai de fer le silence est devenu d’or et la parole d’argent, politiques et paroles en l’air n’ont récoltés que la haine de ses hommes fiers.

Alexis.

Histoires… d’aller plus loin :

La Fabrication de l’acier
Do It Yourself (des volontaires ?)
Les maitres de forges
Une promesse
Ecole de Guerre Economique – Histoire d’une OPA hostile
Le financier du chaudron  devenu banquier 

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