Chateau Miranda

Je parlais il y a peu de l’esprit du voyage à la « Jack London », celui ci a bercée quelques moments de mon adolescence m’ayant depuis accompagné et fait rêver.
On me disait que je venais du « pays des loups », aujourd’hui on me parle d’un côté « loup solitaire ».
L’appel à la découverte « s’entêtant », je suis donc sorti de ma « tanière » pour quelques lointaines explorations.
Mon premier arrêt, un endroit dont l’ambiance nous encourage à penser qu’il est peuplé de loups, mais pas que …

Chateau Miranda

Sur les hauteurs d’une vallée boisée des Ardennes  je marche sur un sentier assombris par les pins et les hêtres aux couleurs d’hivers.
Je traverse un petit pont couvert de mousse et de lierre surplombant un vallon. Il est orné d’une croix et un pan commence à s’effriter.

Ambiance feutrée et fascination de l’endroit à découvrir, dans mon imaginaire s’insinue la magie et la crainte. Il y a encore un peu de chemin à parcourir.

Le château Miranda se présente à moi d’un bloc, je ne peux que m’arrêter sur l’atmosphère qui s’impose.
Mon esprit passe du manoir du comte Dracula au château de la « Belle et la Bête » sans oublier celui de la belle au bois dormant.
Je m’attends à voir un grand et sec majordome blafard en complet me demandant qui il doit annoncer.

Un château hanté ? non, juste abandonné et livrés à mes milles inspirations et ressentis.
Je m’aperçois que n’importe quelle photo prise par n’importe quel appareil nous évoque correctement le lieu.

L’histoire du château est plutôt simple, pendant la révolution le comte Liedekerke-Beaufort fuit l’abolition des privilèges.
Le comte se réfugie alors dans une ferme.
En 1866, après s’être fait oubliée, la famille transforme cette ferme en château pour leur résidence d’été.
Reconvertis en 1950 en résidence pour colonie de vacances, le château est abandonné en 1991 suite aux coûts d’entretiens trop élevés.

A l’intérieur il faut avancer à tâtons, les plafonds et les sols peuvent s’écrouler à tout moment, des pierres roulent.
Quelques jolies images entachées par le temps qui n’épargne pas l’édifice. Endommagements aidés par quelques incendies et les intempéries.
Quand on regarde les différentes photos prises par les urbex – eurs à travers les années, j’ai regretté de ne pas pouvoir avancer dans le même environnement

Plusieurs heures d’exploration et d’équilibrisme plus tard, ayant visité les étages, les caves, les écuries, les abords…  la journée touche a sa fin.
Une fois posé, je publie mon premier selfie urbex, ainsi si vous me croisez vous me reconnaîtrez. :D
« Alexis 2.0 » comme dirait certain (Oui, tout le monde a droit à ses clins d’œil dans cet article :p ).

Le chateau Miranda était une très jolie visite m’emmenant dans les rêves des comptes que je lisais, écoutais ou voyais enfant.

Le lendemain, reprise de la route et changement de contextes.
Une grande ballade sur les routes de Belgique et plusieurs spots qui m’ont apportés de souriantes anecdotes et un maximum d’adrénaline.
Pas assez de contenus pour un article mais ce n’est que partie remise.
Initialement je voulais partir en Ukraine mais à force de repousser, les événements actuels font qu’il va falloir attendre que tout se calme.

Vous l’aurez compris, encore beaucoup d’idées d’endroits à explorer et de billets à venir. :-)

Alexis.

2 Comments

  1. Simon 3 mars 2014 at 22 h 44 min

    Ouais, écris, encore!

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