Power Plant IM

Il y a des jours où l’on a besoin de se prouver des choses, où l’ego a besoin d’un petit coup de pouce. De ces jours on a besoin de se rassurer avec soi-même.
A la vue de mes différentes sorties en solo certains ne comprendraient pas, cependant « le cœur a ses raisons que la raison ignore » (Pascal) hein ;-).
J’ai donc décidé ce matin de « décrocher un gros truc » (Pas si compliqué au final).

Bref, il y a quelques mois quelqu’un m’avais transmis le lien d’un article représentant les 30 ou 50 plus beaux endroits abandonnés dans le monde.
Cette semaine je suis tombé sur un article similaire avec les 10 plus beaux endroit abandonnés au monde, l’un de ceux ci m’a « tilté », comme la première fois.
Celui-ci est en Belgique et donc a porté de visite. Par amusement je finis par trouver le spot.

Ce matin je jette donc mon équipement sur le siège passager direction la Belgique et Power Plant IM.

Voici un nouveau billet composés de superlatifs …

Alone in the Power Plant IM.

Au milieu d’une friche industrielle et sous le ciel gris : le silence.
En face de moi une tour grise et majestueuse. Témoin de tant d’année de gloire trônant aujourd’hui au milieu d’un paysage lugubre, sombre et d’usines en décomposition.

Centrale au charbon arrêté début 2000 suite à son émission chaotique de CO² (qui représentait 10% des émissions de la Belgique). Le complexe est  traversé par un canal, d’un côté se trouve la centrale et de l’autre la tour de refroidissement.

Je m’infiltre donc dans l’enceinte qui renferme la tour de refroidissement (seul objet de ma visite, je reviendrais avec un sac de couchage pour le reste du site).

On se sent petit. Une fois à l’intérieur les pas et les bruits résonnent.
Le jour provient de cette gueule béante perchée à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de ma tête.
Le béton est omniprésent et m’encercle,  au centre un vide d’où on imagine les volutes de fumées sortantes.

Au détour d’une rigole quelques pousses d’arbre tentent de reprendre les lieux.
En dessous la boue, au-dessus les faucons.
Signes d’espérance pour ce lieu désolé, les cris traversent l’espace et envahissent d’espoir mon esprit.

L’endroit est gigantesque, écrasant mais cependant lumineux. La lumière nous fait lever la tête vers le ciel, vers quelques rêves et désillusions.

Un déjeuner bien mérité, un plein d’essence et quelques paquets de cigarettes acheté en hâte, sur la route je pense à revenir bientôt pour aller voir le reste.

Voilà, ça c’est fait ! (Comme dirait un pote).
Na ! (Comme dirait Cléopâtre dans Astérix).

Alexis.

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